Augmenter les salaires :

Une mesure de justice sociale

Au-delàde la mesure de justice sociale, l’augmentation des salaires permet d’améliorer le pouvoir d’achat, par conséquent la consommation de la production et sa qualité.


4 juillet 2011

Le salaire est le prix que paye l’employeur, le capitaliste, pour acheter de la force de travail. Il est composé de 2 parties : une partie, le salaire net, versée sur le compte bancaire àla fin du mois, et l’autre partie, socialisée, sous forme de cotisations sociales qui sert àfinancer des “biens publics†comme la santé, la retraite, bref la protection sociale.

Une mesure de justice sociale.

Depuis les années 80, la part des salaires dans la valeur ajoutée, c’est-à-dire dans la richesse produite par l’ensemble des travailleurs au sein de l’économie nationale, a reculé de 10 points du PIB. Chaque point représente 20 milliards d’€ par an. Ce sont donc 200 milliards d’€ qui passent chaque année du camp du travail àcelui du capital. Cette baisse de la part salariale n’a pas conduit àplus d’investissement mais àune augmentation des dividendes au détriment des salaires, mais aussi au détriment des dépenses de recherche-développement et de l’investissement matériel.
Cette situation, conjuguée au choix des différents gouvernements de baisser les “coà»ts du travail†sur les bas revenus tirant ainsi toutes les rémunérations vers le bas conduit àce qu’aujourd’hui 1 salarié sur 4 gagne 73% du SMIC, que la moitié des salariés gagne moins de 1653€ net/mois et que 8 millions de personnes (soit 13% de la population) vivent sous le seuil de pauvreté. Une augmentation des salaires est donc indispensable pour mettre fin àcette injustice.

Cela permettrait de relancer la consommation et par voie de conséquence l’économie réelle. La consommation des ménages est le facteur qui contribue le plus àl’activité et àla croissance économique.

Les salaires, ennemis de l’emploi ?

Les salaires seraient l’ennemi de l’emploi, dit-on, parce qu’ils nuiraient àla compétitivité des entreprises.

Cette politique a mené la France dans le mur : il y a plus de quatre millions de chômeurs inscrits àPôle emploi, une précarité dévorante et une croissance qui se traîne.

En fait cette politique nuit àla demande en alimentant l’insuffisance de la consommation salariale et, donc, les débouchés. Mais elle nuit aussi àl’efficacité de l’offre productive en générant l’insuffisance des qualifications.

La politique d’abaissement des « coà»ts salariaux » n’empêche absolument pas les délocalisations, car la France n’arrivera jamais àdescendre au niveau des « coà»ts salariaux  » chinois, indiens ou turcs. Par contre, elle nuit gravement àl’essor des nouvelles technologies informationnelles en France qui exigent une croissance du marché intérieur et une très forte promotion des qualifications.

Ce ne sont pas les “charges salariales†qu’il faut baisser mais les “charges financières†(intérêts et dividendes payés par les entreprises) : en 2009, année de récession, ces dernières atteignaient 324 milliards d’euros, contre 147 milliards seulement pour les « charges sociales patronales », c’est àdire les cotisations sociales des entreprises.

Augmenter les salaires, c’est donner aux salariés ce qui est leur dà», les justes fruits de leur travail.


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