Goodyear : :

Le PCF 63 exige l'annulation de ce jugement inique et l'amnistie pour les militants syndicaux

Nous jugeons d’une extrême gravité la peine infligée aux huit salariés de Goodyear mis en accusation par le Parquet alors qu’ils ne faisaient que défendre l’emploi et le maintien de l’activité de leur entreprise en France. Comme tout récemment àAir France et àEDF, c’est une atteinte insupportable aux droits de salariés, de syndicalistes de défendre leurs emplois, en défendant par làmême l’intérêt de populations et de territoires saignés par les choix de grands groupes dont la seule boussole est la rémunération des actionnaires au détriment de l’intérêt général.


15 janvier 2016

Ce jugement àcharge est aussi une atteinte àla République et àses valeurs : peut-on faire vivre les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité en criminalisant l’action syndicale, en interdisant aux salariés d’intervenir sur les choix de leur entreprise ? Contester les choix stratégiques patronaux, avancer d’autres propositions, doit-il devenir un délit puni de prison ferme ?

Pour les communistes du Puy-de-Dôme, cette décision appelle àune riposte d’ampleur.

Nous ne l’acceptons pas. Nous ne le supportons pas. Nous refusons que le Gouvernement cautionne, voire alimente, une politique de violations des droits syndicaux et citoyens, des Droits de l’Homme.

Le Parti communiste français du Puy-de-Dôme, son député, ses conseillers régionaux et départementaux, ses élus municipaux, ses représentants sur les territoires du département, ses militants, expriment avec une immense fraternité leur soutien et leur solidarité aux salariés de Goodyear.

Ils exigent l’annulation de ce jugement inique et, au-delà, l’amnistie pour tous les militants syndicaux condamnés, comme ils l’avaient déjàdemandé en 2012, avec le projet de loi portant amnistie des faits commis àl’occasion de mouvements sociaux ou d’activités syndicales ou revendicatives, portée par les député-e-s du Front de Gauche, mais alors déjà, rejeté par le Gouvernement et sa majorité.

Ils portent l’exigence de moratoires immédiats dès l’annonce de licenciements ou suppressions d’emplois pour permettre aux salariés et àleurs représentants, aux populations et élus des territoires concernés de débattre de propositions, àégalité avec les représentants des directions et avec des droits renforcés en ce domaine.
Ils demandent que soient pleinement respectés les droits fondamentaux des travailleurs àdéfendre leurs conditions de travail et leur environnement, àagir pour la préservation de l’emploi, et àgarantir un système de protection sociale efficace et solidaire pour tous.

Nous sommes disponibles et mobilisés pour toute action, tout débat en ce sens, pour que se lève dans ce pays l’espoir d’une alternative aux politiques d’austérité et àla mainmise de la finance sur les choix économiques et industriels du pays.

Nous sommes disponibles et mobilisés pour porter collectivement l’exigence d’extension des droits des salariés, des représentants syndicaux et des personnels dans l’entreprise comme auprès des institutions.

A Clermont-Ferrand, le 14 janvier 2016

Signataires : Pierre Miquel Secrétaire fédéral du PCF63, André Chassaigne Député du Puy-de-Dôme, Boris Bouchet Conseiller régional d’Auvergne-Rhône Alpes, Catherine Fromage Conseillère régionale d’Auvergne-Rhône Alpes, Jacky Grand Conseiller départemental du Puy-de-Dôme, Christian Sinsard Maire d’Aubière, Claude Nowotny Maire de Thiers, Christiane Samson Maire de Courpière, Eric Dubourgnoux Maire de St-Gervais-sous-Meymont…


Je contribue
La contribution

forum info modere